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Un nouveau concept pour la prospérité du CDE
Jean-Michel Cazes Président du CDE
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D
ans nos sociétés occidentales où les grandes espérances idéologiques se sont considérablement affaiblies, la nouvelle génération d’éleveurs d’oiseaux accorde en général une priorité quasi absolue à son sort, voire celui de son entourage proche, il peine à prendre la mesure des conséquences collectives de ses choix. Pour s’en convaincre, il suffit d’en faire une brève analyse. En 2004 le nombre d’abonnés à la revue des oiseaux exotiques avait atteint des sommets, près des 7 000. Depuis, nous perdons chaque année en moyenne 350 abonnés. Les causes sont nombreuses, grippe aviaire, internet, crise financière, la restriction des libertés individuelles avec les contraintes administratives… Mais à mon avis, une des principales causes : de 1998 à 2005 de nombreux éleveurs se sont abonnés sous la pression des pouvoirs publics, en adhérant et en participant à la démarche contestataire du CDE orchestrée par Didier LEPORTOIS. Par la suite nous avons obtenu de ces instances d’être tolérés, la pression étant retombée, la multiplication des sites internet et la publication d’une nouvelle revue professionnelle en 2009, ont accentué la perte d’abonnés. Nous avons certainement une part de responsabilité, nous avons vécu sur nos acquis, sans nous remettre en question. Par-delà les problèmes financiers, par-delà les réformes de structures indispensables, il est urgent de trouver le moyen de mobiliser les éleveurs d’oiseaux, afin qu’ils se sentent davantage concernés. Le déficit en ce domaine pourrait entraîner une désaffection, une sorte d’indifférence qui, à terme, pourrait vider le CDE de sa substance. Cette fois-ci la marche à franchir paraît plus haute que jamais. Raison de plus pour prendre un grand élan ! Il ne s’agit pas seulement de boucher les trous, mais de construire la prospérité de demain. Il était urgent également de provoquer une rupture, nous avons commencé avec notre site (www.le-cde.com) de vente en ligne (abonnement, bagues, librairie...) et maintenant avec ce nouveau concept de revue qui saura, je l’espère, vous satisfaire mais aussi être un moyen de communication indispensable pour faire connaître notre savoir- faire, mais aussi notre savoir-être. « Sans liberté de blâmer, il n’est pas d’éloge flatteur » BEAUMARCHAIS, célèbre par sa critique hardie de la société française, ne m’en voudrait pas de rajouter a contrario que « sans liberté de louer, il n’est pas de critique recevable ». Autrement dit, critiquer pour critiquer est aussi injuste que « cirer les pompes » jusqu’à se retrouver dans le cirage. Tout ceci pour faire le point sur nos relations avec l’UOF, elles sont au « beau fixe » avec par moments quelques passages nuageux. En effet, nous avons signé en septembre avec la commission des juges (CNJF) un protocole d’accord pour la formation de juges CDE. Il est dommage que la FFO veuille faire cavalier seul et refuse d’adhérer à ce projet, ce qui aurait peut-être permis à l’avenir de créer une commission nationale de juges indépendants, comme nous l’avons fait avec la COM France. De plus, en octobre 2012, le Championnat de France des oiseaux exotiques sera organisé par le club de Colmar, dont le Président, Daniel HANS est également Président Adjoint de l’UOF. Il est vrai qu’il y a encore quelques nostalgiques du passé, allergiques à cette COM France, refusant de convoyer des oiseaux CDE et FFO, à cela s’ajoute des Présidents de région qui essayent d’embrigader nos clubs locaux sous peine de les exclure des concours régionaux en prétextant des raisons farfelues et non convaincantes. Je ne saurais clore cet éditorial sans dire un mot sur notre Championnat de France à Sisteron, superbement organisé par l’équipe de Dominique GILLE ; à découvrir dans ce numéro. En outre, l’ensemble des membres qui anime chaque jour et sans compter notre cher CDE, se joint à moi pour vous présenter ses meilleurs voeux de santé et de bonheur.
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